sexta-feira, janeiro 23, 2009

Noturne de Choppin pour Isis

Elle nageait nue dans la piscine gelée, au dessus de la lune, au dessous des poissons,
entre le néant. Le tout et le présent, une fin en soi même.
Une douleur dans le sein en fleur.
Un chagrin. D'amour. Un amour quasi parfait. Plus que parfait.
Un passé. Un présent en transe. Un être qui nage, devient sirène.
Charme les mers et les navigateurs.
Décoiffe la coiffeuse de la sainte. Une transition.
La dernière minute du passé, plus que le présent.
L’orgasme. Le vomi de la fleur de sel. Le cobra qui s'enroule
qui rit et montre les dents aux voyageurs. Aux chiens errants.
Un nocturne presque de Chopin. Un bref la. Un rut.
Un doux baiser--brulant-- sur le front de la mère morte.
Du revers flétri du paletot, tombe la fleur blanche.
L'ombre étroite du père.
La tête de la fille ne se loge plus dans son embrasse.
Une douleur. Août. Un présage.
Les bras du mort n'enlacent plus la taille fine.
Presqu'une cloche. Une guitare. Parfaite.
Les cloches du vent s'éparpillent au hazard. Éventail de papier.
Un cap. Le rire du navigateur retors.
Le mousquetaire et son cheval boîteux.
Une queue de lune décroissante. Le coq bégayeur, mais triomphant.
La colère diabolique des démons dans la nuit de vendredi. Qui sait saint.
Satanique, se déshabille pour la lune et sort de l'eau.
Ivre, la déesse Isis esquisse un ballet faux,
dérythmé et errant.

Translator: Philippe Bruno
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